Une entrée très remarquée puisque le montant pourrait s’élever à 3,8 milliards d’euros (soit 5 milliards de dollars). En 2004, Google n’avait atteint que 1,67 milliard de dollars.
Facebook : géant de son secteur
Il s’agit de la plus grosse introduction jamais réalisée par l’économie du net. En 2011, Facebook apparaît comme un géant du secteur avec 3,71 milliards de dollars de chiffre d’affaires réalisé (pratiquement le double de l’année précédente), et un bénéfice net de 668 millions de dollars. Selon les experts, l’estimation de la valorisation du site se situe entre 75 et 100 milliards de dollars.
Un risque à prendre
Le risque cependant en suscitant de nombreuses attentes, est de décevoir. De nombreux exemples de groupes n’ayant pas tenu leurs promesses en sont la preuve.
Comme d’autres groupes auparavant l’ont fait, le géant californien va devoir faire face aux contraintes des marchés financiers. Cette collaboration se fera avec plus ou moins de succès …
Google, Amazon, Ebay, ou encore Linkedin ont passé l’épreuve avec succès. De cette façon, l’introduction de l’action du réseau social professionnel s’élevait à 45 dollars. Lors de son premier jour de cotation, elle atteignait déjà 122 dollars. Désormais elle avoisine les 60 dollars, (+ 50% par rapport à son introduction). Zynga, expert des jeux vidéo pour les réseaux sociaux a également réussi l’épreuve. Entrée en décembre dernier, au cours de 10 dollars, l’action coûte aujourd’hui 13 dollars environ.
Pour d’autres, comme Netscape, Netvalue, Multimania ou Liberty Surf en France, le parcours a été plus difficile. L’éclatement de la bulle Internet dans les années 2000 n’y est pas pour rien … Lors de son introduction, le réseau social chinois Renren était valorisé à plus de 5 milliards de dollars, puis le groupe a vu sa capitalisation boursière chuter à 1,3 milliard de dollars.
Facebook illustre clairement le rapprochement qui a eu lieu dans la décennie entre l’économie réelle et l’économie virtuelle.
A la fin des années 90, l’inconscience collective avait permis aux stars du secteur de la TMT (Technologie, Médias, Télécom), d’avoir des valorisations complètement fantaisistes par rapport au montant réel des biens ou actifs échangés. Douze ans et quatre crises plus tard, (éclatement de la bulle internet, attentats du 11 septembre, crise des «subprimes», crise de la dette européenne), l’heure est au pragmatisme. Afin de préparer au mieux son introduction, Facebook a accéléré le déploiement de services publicitaires pour améliorer ses recettes. Ainsi, l’évolution de Facebook prend un tournant vers l’économie réelle !


